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Jeudi 20 janvier. Phnom Penh. Rues terreuses, sales, défoncées et puantes. Dans ce quartier du centre, la chaussée attend le bitume. Il n'est pas loin, quelques dizaines de mètres seulement, qui recouvre déjà l'avenue voisine. Mais pour l'heure, les maisons sécurisées font face à un chemin de terre. Les chiens y traînent. Les ordures s'y amoncellent. L'eau y stagne. Aux terrasses des cafés touristiques, les mendiants tiennent le siège. Jusqu'à une certaine limite au sol, que tous respectent, les gueux harcèlent l'occidental exaspéré, qui aspire à dépenser ses dollars en paix. Les mains jointes sur la poitrine, le sourire bloqué aux lobes de l'oreille, les vieilles Cambodgiennes tiennent longtemps. Mais le riche ne cille pas, regarde ailleurs, plonge dans son assiette dont le contenu a soudain un goût amer.
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