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Mercredi 4 mai. États-Unis. Six heures du matin. La sonnerie du téléphone vient déchirer mon rêve à peine débuté. Au bout du fil, le 1e officier me demande de rappliquer en vitesse. Les douaniers américains sont là. Ils ont quelques questions à me poser. Je saute du lit, plonge dans mon jean, décolle une à une mes paupières et dévale les six étages jusqu'à la salle du pont principal. Assis à la table des officiers, le capitaine attend comme un enfant sage. À sa droite, trois colosses bourrés de testostérone, des uniformes bleu marine XXL collés sur leurs muscles, relèvent la tête à mon arrivée. Je suis à peine réveillé et réalise que les prochaines minutes qui vont suivre n’auront rien d’un doux échange inter-culturel. Celui du milieu a déjà mon passeport en main, qu'il semble avoir retourné en tous sens, scrutant un à un les nombreux visas. Fermement invité à m'asseoir, je m'exécute en glissant une vague formule de politesse.
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